Réponses de Gil Thériault, candidat au parti Libéral
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La pauvreté aux Îles est multifactorielle: manque d'opportunités économiques, isolement social, scolarisation moins avancée, vieillissement de la population, hausse marquée du coût de l'épicerie et du logement, santé mentale, etc. Néanmoins, tous ces enjeux sont rendus plus aigus par l'insularité. L'étude de l'IRIS publiée en 2023 montrait que le revenu dont on doit disposer pour vivre dignement est plus élevé aux Îles que dans toutes les autres régions à l'étude! Imaginez en 2026! Que faire? Il faut soutenir tout le monde avec une économie plus prospère. Il faut freiner la hausse des loyers en ajoutant des logements abordables et en stimulant la construction. Et il faut offrir des options à tous et pas seulement aux premiers acheteurs. Il faut soutenir les aînés en limitant la hausse annuelle des loyers et services en RPA, tout en soutenant ces milieux de vie. Il faut réduire les frais de déplacements médicaux grâce à la télésanté. Il faut soutenir la lutte à l'itinérance et le communautaire, notre filet social solidaire. Il faut soutenir les plus vulnérables de notre communauté.
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Il y a surtout un manque de logement à prix abordable, ce qui cause un effet domino. Cela entraîne de la compétition entre acheteurs et entre locataires, et même avec le tourisme. Surtout pour les revenus faibles et modestes qui ne peuvent toujours se permettre de payer plus. Un coût de loyer ou d'hypothèque devrait se situer à 25 à 30% du revenu brut pour garder des ressources disponibles pour les autres besoins. Mais avec les hausses de loyers, du coût d'achat ou de construction d'une maison, c'est devenu très difficile. Que faire? Construire des logements abordables (le préfabriqué doit être envisagé) et réserver une part des nouveaux projets (40%) aux clientèles les plus vulnérables. Aider les municipalités du Québec à développer des projets immobiliers soutenus par la communauté. Comme c'est la rareté qui pousse des gens vers l'itinérance, la meilleure façon de lutter contre toutes ses formes, c'est d'améliorer l'offre. Il faut des loyers modestes et abordables adaptés pour les personnes seules, les couples et les familles. Personne ne devrait avoir à s'appauvrir pour se loger.
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Une population active de 75% des habitants avec un chômage bas est un signe de bonne santé économique. Il faut éviter que les employeurs soient en trop forte compétition pour les mêmes employés et il faut assez de consommateurs pour soutenir les entreprises. C'est essentiel pour dynamiser l'économie et soutenir nos services publics comme la santé et l'éducation. Il faut que les Îles soient fières et ouvertes. C'est ce qui intéresse les jeunes Madelinots: pouvoir être chez eux et découvrir la richesse d'ailleurs. Ils ne reviendront pas s'ils ont l'impression de s'isoler. Il faut attirer des gens du Québec, du Canada et de l'étranger. L'identité madelinienne est assez belle et forte pour séduire ces gens venus de partout et leur donner envie de contribuer au dynamisme de notre communauté. Il faut soutenir les initiatives comme la stratégie d'attraction et adapté l'immigration aux Iles en écoutant les besoins des employeurs tout en respectant notre capacité d'accueil. Trop limiter l'immigration c'est fermer des commerces comme le Tim. Soyons accueillants pour être résilients.
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L'occupation du territoire engendre des coûts élevés aux citoyens, mais c'est autour des entreprises de proximité que se rassemblent spontanément les gens. Nous favorisons le recours à l'immigration et le développement d'espaces publics intergénérationnels où les plus jeunes et les plus âgés peuvent bouger, se rencontrer et se rassembler. Il faut surtout entretenir les infrastructures actuelles. C'est pourquoi le PLQ prévoir de hausser fortement le PQI (Plan Québécois des infrastructures) ainsi que la part dédiée aux municipalités. Nous croyons aussi que c'est aux citoyens et aux municipalités de décider de la forme que doit prendre le futur (concentration vs répartition) en soupesant bien les pours et les contres. Il faut un gouvernement qui soutiennent non seulement le financement des infrastructures mais aussi l'innovation. Les solutions doivent être élaborées par et pour les Madelinots. Il faut un député qui comprenne ça pour vraiment donner aux insulaires le pouvoir de faire ce qu'ILS et ELLES choisissent pour la vitalité des Îles. Représenter les Iles à Québec et non l'inverse.