Réponses de Joël Arseau, candidat au Parti Québécois
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Les causes de la pauvreté aux Îles sont multiples. L'éloignement et l'insularité gonflent le coût de la vie et de l'épicerie, comme l’a démontré le Réseau des partenaires en développement social avec qui j’ai collaboré, notamment pour créer des places en CPE. La précarité de l'économie saisonnière (pêches, tourisme), le manque criant de logements abordables et la monoparentalité aggravent aussi la situation.
Nos engagements visent toute la population, en ciblant d'abord les plus vulnérables. Pour agir durablement, nous proposons :
Le rehaussement structurel du financement à la mission des organismes communautaires, remparts contre l'exclusion.
Des mesures pour alléger l'épicerie (concurrence accrue, affichage obligatoire des taxes, fin de la tarification dynamique, lutte à la réduflation), l’abolition de la taxe sur l'usagé, la réduction de moitié de la taxe sur l’essence, la fin de la double taxation et un crédit d’impôt essence pour les ménages à faible revenu.
Le soutien à l'autonomie des aînés sera prioritaire, avec 1,3 G$ pour le maintien à domicile, l'aide à l'adaptation des logements et des subventions pour les maisons intergénérationnelles.
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Aux Îles, la crise du logement est exacerbée par la spéculation, l’essor des résidences secondaires et d'Airbnb, des coûts de construction insulaires élevés et la concurrence de la main-d’œuvre temporaire.
Pour y répondre, j’ai fait adopter une loi donnant à la Municipalité des leviers pour stimuler la création de logements. Nous débloquerons le projet de HLM à Cap-aux-Meules, bâtirons du logement social et hors marché, tout en allégeant les délais et la bureaucratie qui font flamber les coûts. Pour l’accès à la propriété des jeunes familles, nous prévoyons un remboursement de TVQ jusqu’à 45 000 $, le doublement du crédit d’impôt à l’achat et une baisse des contraintes réglementaires pour les constructeurs.
Itinérance Le Parti Québécois s’engage à réduire de moitié l’itinérance au Québec en refinançant la politique « Ensemble, pour éviter la rue et en sortir ». Aux Îles, cela passe par la prévention, le logement abordable, l’accompagnement des personnes vulnérables et la pérennisation de la halte-chaleur à l'année. Face à l’itinérance, la concertation des acteurs locaux et le soutien de l’État seront déterminants.
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Selon l’étude de Léonard Aucoin, les Îles comptaient environ 4500 travailleurs de 25 à 64 ans entre 2010 et 2019 : un seuil plancher à préserver pour maintenir nos services et nos entreprises. Pour y parvenir, le Parti Québécois favorisera, par des incitatifs fiscaux, le maintien en emploi des plus de 60 ans désireux de continuer à travailler.
En parallèle, nous devons miser sur le retour des jeunes diplômés madelinots, l'attraction de nouvelles familles et l'immigration. La régionalisation de l’immigration est un chantier prioritaire à déployer sans tarder.
Réussir l'accueil et la rétention exige toutefois des conditions gagnantes. La clé de voûte reste le logement : sans habitations véritablement abordables, nul ne peut s'établir durablement. C'est pourquoi nous prévoyons d'en construire partout au Québec, y compris sur l'archipel.
Enfin, l’accès aux services de garde, aux soins de santé et aux services sociaux de proximité — priorités que je défends depuis huit ans —, tout comme le soutien aux structures locales d’accueil et d’intégration, s’avèrent indispensables pour enraciner ces nouveaux arrivants chez nous.
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Les Îles ne sont pas un bloc uniforme : de Bassin à Grande-Entrée, en passant par Grosse-Île, chaque village a son âme. Notre vision repose sur une décentralisation tout en maintenant des services de proximité vivants dans chaque secteur. Contrairement à ce à quoi nous ont habitué les gouvernements précédents, le Parti Québécois s’engage à mettre fin au « mur à mur ».
Pour nos aînés et nos familles :
Aînés : Déploiement massif des soins à domicile (le virage inspiré de CLSC forts) pour permettre de vieillir chez soi, soutien aux résidences locales et transport adapté reliant tous les cantons.
Jeunes familles : Déblocage de places en CPE en revalorisant le personnel éducateur (bonification des primes de région isolée) et politique 100 % CPE sous le principe « un enfant, une place ».