Élections générales québécoises 2026.
Le Réseau de partenaires en développement social des Îles (Réseau DS) a invité les candidat·e·s de la circonscription à se prononcer, au-delà de la ligne de leur parti, sur quatre enjeux sociaux prioritaires tirés du Plan de communauté en développement social des Îles 2025-2030 : pauvreté, logement, démographie et vitalité des secteurs. Le Réseau DS ne prend pas position ; toutes les réponses reçues sont publiées ici intégralement et sans retouche, pour vous permettre de comparer les positions en vue du vote du 5 octobre.
Merci au journal Le Radar pour sa précieuse collaboration dans la diffusion de cette démarche.
Les candidats
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Les réponses par questions ci-dessous
Les réponses à la question en pauvreté et inclusion sociale
Repère : 10,3 % de la population madelinienne vit sous le seuil de faible revenu ; plus de la moitié des personnes vivant seules n'atteignent pas le revenu viable de l'IRIS.
Selon vous, quelles sont les causes de la pauvreté présente aux Îles, et quelles solutions concrètes, autres que l'aide alimentaire, proposez-vous ?
Vos engagements visent-ils d'abord la classe moyenne, ou incluent-ils des mesures ciblées pour les ménages les plus pauvres du territoire ? Quelles sont ces mesures ?
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La pauvreté aux Îles est multifactorielle: manque d'opportunités économiques, isolement social, scolarisation moins avancée, vieillissement de la population, hausse marquée du coût de l'épicerie et du logement, santé mentale, etc. Néanmoins, tous ces enjeux sont rendus plus aigus par l'insularité. L'étude de l'IRIS publiée en 2023 montrait que le revenu dont on doit disposer pour vivre dignement est plus élevé aux Îles que dans toutes les autres régions à l'étude! Imaginez en 2026! Que faire? Il faut soutenir tout le monde avec une économie plus prospère. Il faut freiner la hausse des loyers en ajoutant des logements abordables et en stimulant la construction. Et il faut offrir des options à tous et pas seulement aux premiers acheteurs. Il faut soutenir les aînés en limitant la hausse annuelle des loyers et services en RPA, tout en soutenant ces milieux de vie. Il faut réduire les frais de déplacements médicaux grâce à la télésanté. Il faut soutenir la lutte à l'itinérance et le communautaire, notre filet social solidaire. Il faut soutenir les plus vulnérables de notre communauté.
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La réalité de la pauvreté observée sur l’archipel a ses singularités, mais ses causes ne sont pas différentes de celles qui caractérisent la pauvreté au Québec, ou dans le monde occidental. De même, l’accroissement du nombre de personnes vivant dans des conditions de précarité matérielle critique est, comme partout au Québec, en corrélation avec la croissance fulgurante de l’accaparement des ressources par les plus riches. En claire, l’enrichissement des plus riches est tout à la fois la cause de l’appauvrissement de la classe moyenne, de la vulnérabilité grandissante des plus pauvres et du saccage du bien commun. Des projets politiques militent depuis longtemps pour l’établissement d’un revenu minimum garanti. Je suis d’avis que l’application de cette mesure est urgente, mais je crois aussi qu’elle est insuffisante. Pour réparer les ravages des politiques néo-libérales des dernières décennies, rebâtir les services publics et le filet social qui caractérisaient le Québec, c’est d’un projet de société dont nous avons besoin et ce projet doit servir le bien commun et le financer. Au revenu minimum garanti devra s’ajouter une mesure de plafond salarial et, bien entendu, l’application des mesures de taxation sur les grandes fortunes et une entrave réelle à l’évasion fiscale. En résumé, le positionnement franc et sans compromis du système public du côté du collectif et non du côté des puissants.
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Les causes de la pauvreté aux Îles sont multiples. L'éloignement et l'insularité gonflent le coût de la vie et de l'épicerie, comme l’a démontré le Réseau des partenaires en développement social avec qui j’ai collaboré, notamment pour créer des places en CPE. La précarité de l'économie saisonnière (pêches, tourisme), le manque criant de logements abordables et la monoparentalité aggravent aussi la situation.
Nos engagements visent toute la population, en ciblant d'abord les plus vulnérables. Pour agir durablement, nous proposons :
Le rehaussement structurel du financement à la mission des organismes communautaires, remparts contre l'exclusion.
Des mesures pour alléger l'épicerie (concurrence accrue, affichage obligatoire des taxes, fin de la tarification dynamique, lutte à la réduflation), l’abolition de la taxe sur l'usagé, la réduction de moitié de la taxe sur l’essence, la fin de la double taxation et un crédit d’impôt essence pour les ménages à faible revenu.
Le soutien à l'autonomie des aînés sera prioritaire, avec 1,3 G$ pour le maintien à domicile, l'aide à l'adaptation des logements et des subventions pour les maisons intergénérationnelles.
Les réponses à la question en logement pour les ménages à revenu faible et modeste
Repère : : Les loyers ont grimpé aux Îles. Ils dépassent souvent les 1 500 $ par mois, alors que le taux d'inoccupation locatif est sous 0,5 %. Le prix médian des maisons, lui, a bondi de 138 % entre 2016 et 2022.
Selon vous, quelles sont les causes locales de l'enjeu d'accès au logement (locatif et propriété) pour les ménages à revenu faible et modeste ? Quel est un seuil raisonnable de coût du logement, et que proposez-vous pour l'ajout de logements sociaux aux Îles ?
L'itinérance aux Îles prend trois formes distinctes (saisonnière, à l'année, arrivée estivale). Quels engagements concrets proposez-vous pour chacune ?
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Il y a surtout un manque de logement à prix abordable, ce qui cause un effet domino. Cela entraîne de la compétition entre acheteurs et entre locataires, et même avec le tourisme. Surtout pour les revenus faibles et modestes qui ne peuvent toujours se permettre de payer plus. Un coût de loyer ou d'hypothèque devrait se situer à 25 à 30% du revenu brut pour garder des ressources disponibles pour les autres besoins. Mais avec les hausses de loyers, du coût d'achat ou de construction d'une maison, c'est devenu très difficile. Que faire? Construire des logements abordables (le préfabriqué doit être envisagé) et réserver une part des nouveaux projets (40%) aux clientèles les plus vulnérables. Aider les municipalités du Québec à développer des projets immobiliers soutenus par la communauté. Comme c'est la rareté qui pousse des gens vers l'itinérance, la meilleure façon de lutter contre toutes ses formes, c'est d'améliorer l'offre. Il faut des loyers modestes et abordables adaptés pour les personnes seules, les couples et les familles. Personne ne devrait avoir à s'appauvrir pour se loger.
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La surenchère est, aux Îles, intimement liée à l’accaparement d’une partie du parc immobilier par le marché de la location touristique. Les mesures municipales visant à amoindrir les conséquences de ce fléau sur les résident·es de l’archipel semblent porter ses fruits, mais la source du problème demeure. Permettre de faire de ce besoin de base--celui de se loger décemment--un objet de spéculation et d’enrichissement est l’une des nombreuses dérives du système capitalisme. Mais la résistance s’organise, des solutions émergent un peu partout au Québec et devraient inspirer l’avenir de l’habitation sur l’archipel. Les modèles de projets collectifs permettant d’extraire du marché des pans complets du parc immobilier sont à notre portée. Les fiducies et les coopératives d’habitation protègent des bulles inflationnistes le logement abordable et c’est ce qui devrait guider l’investissement de fonds publics en matière d’habitation.
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Aux Îles, la crise du logement est exacerbée par la spéculation, l’essor des résidences secondaires et d'Airbnb, des coûts de construction insulaires élevés et la concurrence de la main-d’œuvre temporaire.
Pour y répondre, j’ai fait adopter une loi donnant à la Municipalité des leviers pour stimuler la création de logements. Nous débloquerons le projet de HLM à Cap-aux-Meules, bâtirons du logement social et hors marché, tout en allégeant les délais et la bureaucratie qui font flamber les coûts. Pour l’accès à la propriété des jeunes familles, nous prévoyons un remboursement de TVQ jusqu’à 45 000 $, le doublement du crédit d’impôt à l’achat et une baisse des contraintes réglementaires pour les constructeurs.
Itinérance Le Parti Québécois s’engage à réduire de moitié l’itinérance au Québec en refinançant la politique « Ensemble, pour éviter la rue et en sortir ». Aux Îles, cela passe par la prévention, le logement abordable, l’accompagnement des personnes vulnérables et la pérennisation de la halte-chaleur à l'année. Face à l’itinérance, la concertation des acteurs locaux et le soutien de l’État seront déterminants.
Nos engagements visent toute la population, en ciblant d'abord les plus vulnérables. Pour agir durablement, nous proposons :
Le rehaussement structurel du financement à la mission des organismes communautaires, remparts contre l'exclusion.
Des mesures pour alléger l'épicerie (concurrence accrue, affichage obligatoire des taxes, fin de la tarification dynamique, lutte à la réduflation), l’abolition de la taxe sur l'usagé, la réduction de moitié de la taxe sur l’essence, la fin de la double taxation et un crédit d’impôt essence pour les ménages à faible revenu.
Le soutien à l'autonomie des aînés sera prioritaire, avec 1,3 G$ pour le maintien à domicile, l'aide à l'adaptation des logements et des subventions pour les maisons intergénérationnelles.
Les réponses à la question en démographie, population active et immigration
Repère : : Aux Îles, le groupe des 20-64 ans diminue constamment : d'environ 9 000 personnes en 1996, il est projeté à 6 200 en 2030 (-31 %). À l'inverse, le nombre de personnes de 65 ans et plus ne cesse d'augmenter.
Selon vous, à quel nombre doit se situer la population active (les 20 à 64 ans) pour que les Îles continuent de fonctionner normalement (main-d'œuvre suffisante, maintien des services) ? Quelles mesures concrètes proposez-vous ?
Sur qui misez-vous pour renverser cette tendance : le retour de Madelinots et Madeliniennes, ou l'attraction de néo-Madelinots et néo-Madeliniennes, dont l'accueil de personnes immigrantes ? Quels moyens concrets proposez-vous pour favoriser la venue et la rétention de ces groupes ?
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Une population active de 75% des habitants avec un chômage bas est un signe de bonne santé économique. Il faut éviter que les employeurs soient en trop forte compétition pour les mêmes employés et il faut assez de consommateurs pour soutenir les entreprises. C'est essentiel pour dynamiser l'économie et soutenir nos services publics comme la santé et l'éducation. Il faut que les Îles soient fières et ouvertes. C'est ce qui intéresse les jeunes Madelinots: pouvoir être chez eux et découvrir la richesse d'ailleurs. Ils ne reviendront pas s'ils ont l'impression de s'isoler. Il faut attirer des gens du Québec, du Canada et de l'étranger. L'identité madelinienne est assez belle et forte pour séduire ces gens venus de partout et leur donner envie de contribuer au dynamisme de notre communauté. Il faut soutenir les initiatives comme la stratégie d'attraction et adapté l'immigration aux Iles en écoutant les besoins des employeurs tout en respectant notre capacité d'accueil. Trop limiter l'immigration c'est fermer des commerces comme le Tim. Soyons accueillants pour être résilients.
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J’étais étudiante au Cégep au début des années 2000 alors que cet enjeu d’inversement de la pyramide démographique était présenté comme le défi majeur du 21e siècle. Un quart de siècle plus tard, c’est une réalité qui bouleverse notre petite communauté, mais qui est bien davantage un impératif avec lequel composer qu’un problème soluble. Il est entendu qu’un noyau critique de population active est nécessaire à maintenir les services à la communauté tout autant que la santé des services à la communauté est un impératif pour assurer la rétention de ce noyau de population active. Cette question rejoint la suivante : démographie et vitalité de la communauté vont de pair, interreliées et interdépendantes, et doivent être les astres qui guident nos projets de communauté. Inclusion, humanité et créativité au service du bien commun; c’est ce qui doit guider notre vision d’avenir et c’est à la lumière de ces valeurs que devraient être jugées la justesse et la nécessité des projets qui mobilisent nos énergies collectives.
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Selon l’étude de Léonard Aucoin, les Îles comptaient environ 4500 travailleurs de 25 à 64 ans entre 2010 et 2019 : un seuil plancher à préserver pour maintenir nos services et nos entreprises. Pour y parvenir, le Parti Québécois favorisera, par des incitatifs fiscaux, le maintien en emploi des plus de 60 ans désireux de continuer à travailler.
En parallèle, nous devons miser sur le retour des jeunes diplômés madelinots, l'attraction de nouvelles familles et l'immigration. La régionalisation de l’immigration est un chantier prioritaire à déployer sans tarder.
Réussir l'accueil et la rétention exige toutefois des conditions gagnantes. La clé de voûte reste le logement : sans habitations véritablement abordables, nul ne peut s'établir durablement. C'est pourquoi nous prévoyons d'en construire partout au Québec, y compris sur l'archipel.
Enfin, l’accès aux services de garde, aux soins de santé et aux services sociaux de proximité — priorités que je défends depuis huit ans —, tout comme le soutien aux structures locales d’accueil et d’intégration, s’avèrent indispensables pour enraciner ces nouveaux arrivants chez nous.
Pour y répondre, j’ai fait adopter une loi donnant à la Municipalité des leviers pour stimuler la création de logements. Nous débloquerons le projet de HLM à Cap-aux-Meules, bâtirons du logement social et hors marché, tout en allégeant les délais et la bureaucratie qui font flamber les coûts. Pour l’accès à la propriété des jeunes familles, nous prévoyons un remboursement de TVQ jusqu’à 45 000 $, le doublement du crédit d’impôt à l’achat et une baisse des contraintes réglementaires pour les constructeurs.
Itinérance Le Parti Québécois s’engage à réduire de moitié l’itinérance au Québec en refinançant la politique « Ensemble, pour éviter la rue et en sortir ». Aux Îles, cela passe par la prévention, le logement abordable, l’accompagnement des personnes vulnérables et la pérennisation de la halte-chaleur à l'année. Face à l’itinérance, la concertation des acteurs locaux et le soutien de l’État seront déterminants.
Nos engagements visent toute la population, en ciblant d'abord les plus vulnérables. Pour agir durablement, nous proposons :
Le rehaussement structurel du financement à la mission des organismes communautaires, remparts contre l'exclusion.
Des mesures pour alléger l'épicerie (concurrence accrue, affichage obligatoire des taxes, fin de la tarification dynamique, lutte à la réduflation), l’abolition de la taxe sur l'usagé, la réduction de moitié de la taxe sur l’essence, la fin de la double taxation et un crédit d’impôt essence pour les ménages à faible revenu.
Le soutien à l'autonomie des aînés sera prioritaire, avec 1,3 G$ pour le maintien à domicile, l'aide à l'adaptation des logements et des subventions pour les maisons intergénérationnelles.
Les réponses à la question en vitalité des communautés dans les secteurs du territoire
Repère : : D'ici 2041, les Îles connaîtront une augmentation importante du nombre de personnes de 65 ans et plus : il y aura alors environ 1 personne de 20 à 64 ans pour chaque personne aînée, comparativement à un ratio de 2,3 pour l'ensemble du Québec. Pendant ce temps, au moins 120 enfants sont en attente d'une place en service de garde, faute de personnel éducateur.
Selon vous, comment assurer la vitalité de chacun des secteurs géographiques des Îles, à la fois pour les personnes aînées (vieillir chez soi, en santé et actif, ou en hébergement) et pour les jeunes familles qui s'y établissent ? Quelles mesures concrètes proposez-vous ?
Favorisez-vous une concentration des services dans les secteurs centraux, ou une répartition qui soutient chacun des secteurs géographiques ? Par quels moyens concrets ?
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L'occupation du territoire engendre des coûts élevés aux citoyens, mais c'est autour des entreprises de proximité que se rassemblent spontanément les gens. Nous favorisons le recours à l'immigration et le développement d'espaces publics intergénérationnels où les plus jeunes et les plus âgés peuvent bouger, se rencontrer et se rassembler. Il faut surtout entretenir les infrastructures actuelles. C'est pourquoi le PLQ prévoir de hausser fortement le PQI (Plan Québécois des infrastructures) ainsi que la part dédiée aux municipalités. Nous croyons aussi que c'est aux citoyens et aux municipalités de décider de la forme que doit prendre le futur (concentration vs répartition) en soupesant bien les pours et les contres. Il faut un gouvernement qui soutiennent non seulement le financement des infrastructures mais aussi l'innovation. Les solutions doivent être élaborées par et pour les Madelinots. Il faut un député qui comprenne ça pour vraiment donner aux insulaires le pouvoir de faire ce qu'ILS et ELLES choisissent pour la vitalité des Îles. Représenter les Iles à Québec et non l'inverse.
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Malgré l’absence de réel programme électoral soutenant ma candidature NULLE, j’ai saisi l’occasion de cette prise de parole offerte par l’équipe de Développement social pour faire entendre des postures dissidentes. Je me permets ici de dévier de la question partiellement répondue précédemment pour mentionner que ma candidature sous la bannière du Parti Nul relève bien davantage d’une action de militantisme citoyen que d’un engagement en politique partisane. J’ai à cœur la santé, la vitalité et l’avenir de ma communauté. Mes engagements à ce titre sont connus pour loger du côté des projets collectifs qui nourrissent la pensée et permettent l’émancipation des idées. C’est le sens de ma démarche à titre de candidate NULLE : gardons l’horizon de nos réflexions largement ouvert ! Soumettons les postures idéologiques et les promesses électorales de tous les partis à l’examen de nos esprits critiques ! Et si rien de tout ça ne semble en phase avec ce qui nous préoccupe réellement comme citoyen·ne, manifestons dans l’urne notre volonté démocratique tout en exprimant notre dissidence à l’égard du système : votons NUL – AUCUNE DE CES RÉPONSES.
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Les Îles ne sont pas un bloc uniforme : de Bassin à Grande-Entrée, en passant par Grosse-Île, chaque village a son âme. Notre vision repose sur une décentralisation tout en maintenant des services de proximité vivants dans chaque secteur. Contrairement à ce à quoi nous ont habitué les gouvernements précédents, le Parti Québécois s’engage à mettre fin au « mur à mur ».
Pour nos aînés et nos familles :
Aînés : Déploiement massif des soins à domicile (le virage inspiré de CLSC forts) pour permettre de vieillir chez soi, soutien aux résidences locales et transport adapté reliant tous les cantons.
Jeunes familles : Déblocage de places en CPE en revalorisant le personnel éducateur (bonification des primes de région isolée) et politique 100 % CPE sous le principe « un enfant, une place ».
En parallèle, nous devons miser sur le retour des jeunes diplômés madelinots, l'attraction de nouvelles familles et l'immigration. La régionalisation de l’immigration est un chantier prioritaire à déployer sans tarder.
Réussir l'accueil et la rétention exige toutefois des conditions gagnantes. La clé de voûte reste le logement : sans habitations véritablement abordables, nul ne peut s'établir durablement. C'est pourquoi nous prévoyons d'en construire partout au Québec, y compris sur l'archipel.
Enfin, l’accès aux services de garde, aux soins de santé et aux services sociaux de proximité — priorités que je défends depuis huit ans —, tout comme le soutien aux structures locales d’accueil et d’intégration, s’avèrent indispensables pour enraciner ces nouveaux arrivants chez nous.
Pour y répondre, j’ai fait adopter une loi donnant à la Municipalité des leviers pour stimuler la création de logements. Nous débloquerons le projet de HLM à Cap-aux-Meules, bâtirons du logement social et hors marché, tout en allégeant les délais et la bureaucratie qui font flamber les coûts. Pour l’accès à la propriété des jeunes familles, nous prévoyons un remboursement de TVQ jusqu’à 45 000 $, le doublement du crédit d’impôt à l’achat et une baisse des contraintes réglementaires pour les constructeurs.
Itinérance Le Parti Québécois s’engage à réduire de moitié l’itinérance au Québec en refinançant la politique « Ensemble, pour éviter la rue et en sortir ». Aux Îles, cela passe par la prévention, le logement abordable, l’accompagnement des personnes vulnérables et la pérennisation de la halte-chaleur à l'année. Face à l’itinérance, la concertation des acteurs locaux et le soutien de l’État seront déterminants.
Nos engagements visent toute la population, en ciblant d'abord les plus vulnérables. Pour agir durablement, nous proposons :
Le rehaussement structurel du financement à la mission des organismes communautaires, remparts contre l'exclusion.
Des mesures pour alléger l'épicerie (concurrence accrue, affichage obligatoire des taxes, fin de la tarification dynamique, lutte à la réduflation), l’abolition de la taxe sur l'usagé, la réduction de moitié de la taxe sur l’essence, la fin de la double taxation et un crédit d’impôt essence pour les ménages à faible revenu.
Le soutien à l'autonomie des aînés sera prioritaire, avec 1,3 G$ pour le maintien à domicile, l'aide à l'adaptation des logements et des subventions pour les maisons intergénérationnelles.